Pablo Cots

Du 28 Février au 30 Avril 2014

Le skate (délaissé à contre cœur), le graffiti (dont il ne s’est toujours pas détourné), les écoles de graphisme et quelques années passées aux Beaux-arts, résument schématiquement le parcours singulier de Pablo Cots. Plus habitué désormais aux cimaises des Galeries et Centres d’Art Contemporain, c’est pourtant avec une franche sympathie qu’il se livre à l’exercice du Wall Project. Histoire peut-être d’en découdre avec de vieux démons… Une bonne occasion aussi semble-t-il, pour mettre à profit son goût prononcé pour la fresque Egyptienne, synthèse d’une bonne partie de ces fondamentaux, et exercice auquel il se livre volontiers depuis quelques temps, mais réalisé ici pour la première fois sur la surface d’un mur. Le goût pour le dessin naïf, l’utilisation sans complexe de postures et iconographies anachroniques, une composition « énigmatique », la narration par l’absurde, sont les symptômes récurrents qui habitent l’œuvre Pablo Cots. Quelques soient l’esthétique, la période, le mouvement artistique qu’il détourne, Pablo Cots développe une œuvre spirituelle et décalée, qui porte un regard amusé et critique envers ses contemporains. Ce tombeau égyptien dressé à la mémoire d’une cheville perdue lors d’un grave accident de skate (une malléole cassé en 3 points, qui lui vaudra plaques et vis, et une impossibilité totale de remettre le pied sur une planche), est ici prétexte à investir et se réapproprier d’une manière pour le moins personnelles une esthétique fondamentale de l’histoire de la peinture. L’exorcisme humoristique d’un évènement qui hante encore souvent ses rêves. Et ce n’est pas non plus sans un humour certain, qu’il nous dit que La fresque Egyptienne n’est après tout pas si éloignée que cela du graffiti par son support, son usage d’aplats et de contours, les outils, panoplies et la montée d’adrénaline en moins … peut-être.